Monthly Archives: février 2012

Vais-je devenir « apolitique »?

Depuis que je suis jeune, j’essaye de m’intéresser à la politique de la France, mais aussi de quelques autres pays. Surtout l’envie de comprendre comment est gouverné notre monde.

Même avant ma majorité je m y intéressais, je lisais des journaux « spécialisés » (du moins j essayais de comprendre), des livres, internet (ah non pas ce moyen ça existait pas vraiment ^^ »).
Puis j’ai grandi, mon opinion c’est plus formé sans être militante d’aucun parti mais ayant mes préférences, je me suis « battue » pour certains droits quand j’étais étudiante…Et parmi mes ami(e)s, je me sentais bien seule dans mon combat, car la plupart étaient contre, s’en foutaient…Leurs droits.
Mais plus le temps passe (surtout cette année), moins je regarde la tv et les débats politiques, je préfère mes sources d’infos et la réalité de terrains, lire les programmes…et me faire ma propre opinion.
Et en ces temps de campagnes, j’ai encore moins envie de m’y intéresser tellement ya de rabattages médiatiques et d’internautes qui prêchent la « bonne parole » mais te laissent pas de droit de réponse (que tu penses comme eux ou non) et tant d’autres trucs qui m’énervent à un point que je préfère me taire plutôt que de « parler à un mur ». (De toute façon ya tellement d’intolérance qu’il vaut mieux se taire que de s’énerver pour rien, ya déjà tellement d’autres soucis…c’est ma « force tranquille », de savoir ce que je vaux, qui je suis et sais ce que je fais et pourquoi je le fais).

« Quand on veut on peut »

J’entend souvent cette « réplique » qui sous entend que dans la vie on a toujours le choix et par conséquent, ce sont ces choix qui régissent notre vie actuelle.
Je pense que cette petite phrase n’est qu’illusion car il y a plein de choses que je voudrais dans ma vie mais je le sais pertinemment que je ne peux les avoir, je sais que je n’ai pas toujours le choix.
Le truc le plus simple (le plus con?) qui me vient à l’esprit, c’est qu’on a pas demandé à vivre, ce sont nos parents qui ont décidé à notre place.
Ensuite, on sait tous qu’à partir du moment où on vit, on meurt forcement, la dessus non plus nous n’avons pas le choix.
Allez dire à une femme stérile qui désire plus que tout un enfant mais surtout connaitre ce qu’est porter un enfant, « quand on veut on peut ». Elle n’a pas le choix, si elle veut connaitre la maternité, elle doit adopter, elle n’a pas le choix.
Un homme ne pourra jamais savoir ce que c’est que porter un enfant, accoucher, il n’a pas le choix, même s’il le voulait, il ne peut pas.
Une personne malade (un cancer par exemple), a-t-elle eu le choix d’avoir ce cancer? Je ne crois pas…
Parfois, il y a des Hommes accusés de crimes (peu importe lequel), il est 100% innocent, il le clame haut et fort, mais des erreurs sont commises (« normal » l’erreur est humaine), il n’a pas le choix d’être coupable, même si c’est faux (aux temps de la peine de mort, et encore maintenant dans certains pays, il serait mort, il n’avait pas le choix).
Ensuite, allez dire une personne qui a 30 de Q.I. : « Quand on veut on peut, tu peux obtenir le diplôme que tu veux, exercer le métier que tu souhaites ». La aussi, je ne pense pas, il peut avoir la volonté qu’il veut, il n’a pas la capacité nécessaire pour pouvoir obtenir ce qu’il veut.
Une personne prise pour bouc émissaire, a-t-elle le choix d’être prise pour cible?
Un couple, l’un des deux décide de rompre, la personne ne voulant pas, a-t-elle le choix de se retrouver seule? Un divorce, le juge décide qu’un des deux parents n’aura pas la garde, le parent a-t-il le choix? Même s’il veut, il ne peut pas.
Certes, il y a aussi l’évolution qui fait que des choses dont on n’avait pas le choix avant, peuvent être rectifiées à présent.
Par exemple, tout ce qui est physique, avant, on ne pouvait changer la couleur de ces cheveux, yeux, même peau, on avait pas le choix de cela, on peut même changer de sexe. A présent (même si c’est à certaine condition), on a le choix de changer son physique si on le souhaite.
Par conséquent, je crois que dans la vie, nous n’avons pas le pouvoir de toujours choisir, car il y a des choix qui nous touchent personnellement mais qui ne dépendent pas de nous, même si on le veut on ne peut pas…

Petite réflexion face à un constat récurent…

J’ai envie d’aborder un thème assez difficile, car il regroupe tellement de chose, qu’il est un peu « bancal » mais il me tient quand même à coeur.
J’espère comme d’habitude bien m’exprimer, car par moment je me sens bien seule dans mes réflexions et ne sais si cela vient que de moi ou des autres (voir des 2).
En fait, je pars d’un constat et j’ai réfléchis, pensé…dessus et voila où j’en arrive :
Dans la vie, on a tous des préjugés, le tout est d’aller au-delà de cela pour avancer, comprendre, se comprendre et surtout être plus tolérant.
Pourtant, je remarque que les gens ne peuvent s’empêcher de juger, de savoir mieux que les autres, … et pourquoi? Parce qu’on ne pense pas de la même façon, parce qu’on est pas dans la norme.
Mais qu’est ce qu’être normal? Selon chaque personne le degré de « normalité » est différent, mais ce qui est sur, c’est qu’il faut rentrer dans des cases.
Comment bien se sentir, si aucune case n’est faite pour nous? On ne fait pas le poids face à des masses « contre » nous…
Elle est où la tolérance la dedans?
Comme exprimer une opinion, en quoi, parce qu’on ne pense pas comme les autres, qu’on pense autrement, on a forcement tord?
J’ai pu remarquer, qu’en fait, ça sert à rien de polémiquer avec des gens étroits d’esprit, où seul compte leur opinion, leur pensée, parce que si on pense pas comme eux, ils attaquent et/ou font de l’humour pour essayer de « déstabiliser » la personne en face, sans vouloir écouter et surtout comprendre la personne.
Si on ne fait pas, agit pas de la même manière que la « norme », qu’on pense pas/analyse pas de la même façon que les « moutons », on a tord et on est « stupide ».
Je crois, qu’on ne peut rien faire contre ce genre de personne (trop nombreux) et surtout, ça sert à rien, car l’intolérance est la.
Quelques petits exemples :
Si qqn est gros ou maigre, les gens jugent, trouvent que c’est moche, que c’est horrible, disgracieux…
Et alors? Une personne est ce qu’elle est, que cela soit par choix ou non.
Le regard ne va pas plus loin que l’apparence.
Comme pour l’opinion, les gens ne cherchent pas à « creuser » pour savoir le pourquoi du comment!!!
Si qqn est gros/maigre, les gens ne se disent pas « cette personne est malade? » « il y a peut-être un problème autre que le sur poids/sous poids? »
 Si on pense pas pareil, qu’on a une opinion différente, je pense qu’il faut être ouvert au dialogue et pas supposer que l’autre en face à tord.
En quoi ne pas penser pareil fait de nous des gens « inférieurs »?
Les gens qui pensent savoir ce que tu sais, ce que tu vis, ce qui est le mieux pour toi et ce qu’il faut penser…Mais de quel droit?
Je crois, qu’on a encore le droit de vivre, de penser comme on veut. Non? (sauf peut-être si c’est pour profaner la « haine »…)
Je pense qu’il est tellement plus simple de penser que les autres sont moins biens que de penser à soi…
Pourtant se remettre en question, être ouvert, tolérant, c’est primordial (il me semble) et que la diversité, la différence font évoluer les choses.
Autres exemples, la musique.
Comment peut-on dire, « pfff t’écoutes vraiment de la merde ». Mais si l’autre en face aime, laisser le aimer. De quel droit peut-on juger une prestation? On peut avoir un avis oui, mais juger qqn sur ce qu’il aime ou pas, c’est pas un peu abusif? Et vous seriez-vous capable d’en faire autant? (musicalement)
Certes la nuance est très subtil entre opinion et jugement mais elle est la et beaucoup ne la voient pas, comprennent pas…
La différence physique/psychique, c’est ce qu’il y a de plus dur pour affronter les autres, mais ça fait aussi une « force », parce que justement, ne pas rentrer dans un moule, ne pas le vouloir (sauf par la force des choses) montre qu’on essaye d’être soi et pas ce que les gens croient qu’on est.
Personne ne peut savoir à notre place ce qu’on veut car tout le monde n’a pas la même éducation, le même vécu…
Je ne dis pas non plus qu’il faut aimer tout le monde, être d’accord…Mais d’éviter de juger et essayer de comprendre.
C’est en comprenant qu’on évolue et que l’on devient plus tolérant.
Celui qui pense différemment de nous, pourquoi à tout prix lui dire « tu as tord » parce qu’on ne pense pas comme lui? Accepter est selon moi une meilleure façon de montrer que l’on est ouvert d’esprit, tolérant et sans jugement.
Je sais qu’on a tous des préjugés, mais combien font l’effort de « travailler » dessus pour aller au-delà? Combien sont prêt à essayer de comprendre (qui ne veut pas dire être d’accord) la personne en face parce qu’elle pense différemment, qu’elle n’est pas dans la norme?
Combien de personnes se disent tolérantes et si elles réfléchissent bien ne le sont pas tant que ça?
Est-ce que dialoguer/débattre avec une personne c’est comme le rire? (on peut rire de tout mais pas avec tout le monde.)
Je trouve que débattre, quand il n y a pas d attaques, c est passionnant (quand c’est cordial…) et ca fait avancer les choses.
Quand on est « different », qu’il nous arrive des choses pas banales, parfois (souvent) on a honte et on parle pas a cause du jugement des gens… (et la dessus je sais de quoi je parle…)
Je ne cherche à blâmer personne, j’exprime une opinion sur ce que je constate tous les jours.
Je ne dis pas non plus que je suis une « sainte » et que je ne fais aucune erreur, que je n’ai jamais « jugé’ personne, mais j’essaye de faire l’effort de passer outre et de comprendre le point de vue de la personne en face, le pourquoi du comment. (Mais bon pour ça, il faut se mettre de côté et tout le monde n’est pas prêt à écouter la personne en face et surtout accepter).
(J’aurai voulu m’être plus d’exemple à l’appui et développer dessus, mais il y en a trop et il me faudrait plus un livre plutôt qu’un blog pour en parler, donc j’ai minimalisé mes propos et mes exemples ^^)