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Questions existentielles?!

Il y a quelques jours, j’ai lu un article « anodin » mais pas tant que cela, puisqu’il m’a fait réfléchir et peut-être fait poser de bonnes questions.
Il parlait des choses « reloues » que l’on fait « subir » aux autres, parmi la liste, il y a le fait de dire aux proches « tu peux mieux faire » et dans les réactions, le même genre de phrases « c’est pas grave, c’est rien ».
Ces petites phrases anodines qui ne me sont que trop familières car très souvent entendues.
Je les qualifierais de « phrases assassines » parce que mine de rien elles détruisent.
Pourquoi dire cela? A part pour faire culpabiliser, pour faire sentir à l’autre qu’il n’est pas assez bien, ne vaut rien?
Cela m’a fait penser à autre chose du même genre, le fait que les gens savent taper où ça fait mal, se souviennent de nos erreurs, de nos défauts et le rappellent comme si on les avait oubliés.
Pourquoi se souvenir que du négatif?
Je pense que ce genre de chose m’a « tuée » à petit feu, que cela a permis à la dépression de s’immiscer dans ma vie petit à petit.
A force d’entendre ce genre de phrases, avec un manque de confiance en moi, j’ai vécu beaucoup d’échecs, j’ai visé trop haut, j’ai perdu mes moyens face à mon stress, avec cette peur de ne pas y arriver et avec la réussite d’échouer à coup sûr et peu importe la situation (études, amour, famille…).
Pendant ma dépression et un peu avant j’ai vu un psy, qui m’a dit « vous êtes trop exigeante envers vous même, vous visez trop haut, vous vous mettez d’avance en situation d’échec », j’ai pas du assez y réfléchir (bien que ma vie ait changé sur pas mal de point depuis) car je suis toujours aussi sensible à ce genre de phrases, toujours trop exigeante, mais je ne fais plus de projet, car projet dit échec, un beau raccourci mais cela c’est toujours vérifié.
Tout ce que j’ai toujours voulu obtenir, rêvé de faire, peu importe quoi, des que je pense y parvenir, paf, au dernier moment…échec, annulation…
Et je dois dire que je vis mieux sans me projeter.
Même si parfois je me mets à « espérer », je déchante vite, pas plus tard qu’en ce début de long week-end, j’ai cru en un projet (trois fois rien) mais je me suis projetée et que c’est il passé? Le contraire de ce que je souhaitais…
Donc est-ce que je me met inconsciemment en situation d’échec ou est-ce autre chose?
En tout cas, je sais que j’essaye de ne jamais dire à personne « ce n’est rien », car je ne suis pas dans la tête de la personne, comment puis-je juger et surtout qui suis-je pour juger?
Le « tu peux mieux faire » je ne me souviens pas l’avoir déjà dit, car encore une fois, je ne suis personne pour juger.
J’essaye toujours d’accepter les défauts des autres, souvent à mon grand détriment, même si cela n’est pas réciproque.
Je sais que je peux boucler sans fin sur une chose, une chose que je n’ai pas compris ou assimilé, mais je me soigne comme on dit.
Mais pourquoi en face, on va revenir sur la 1ere erreur que je vais faire? Pourquoi mettre en avant mes défauts? Pourquoi mettre en avant ce qui ne va pas? Comme si on ne le savait pas nous même…
Pourquoi ne pas encourager plutôt que décourager?
Après pourquoi je ne dis pas que ça me fait mal, me vexe…? Parce que je préfère subir? Peut-être, parce que j’ai vraiment du mal à exprimer ce que je ressens, j’ai souvent vu les conséquences très néfastes  qui ont lieu après…
Donc je laisse dire, laisse faire, laisse passer…
Mais j’ai encore eu une « révélation » avec ma psy actuelle, celle choisie, avec qui j’avance bien et avec qui je ne suis pas en position de « faiblesse » car plus en dépression, je suis trop, mais vraiment trop tolérante, trop compatissante, trop empathique, donc forcément, en face, si je dis quelque chose, ça ne passe pas…
Je me savais tolérante, trop…mais j’y travaille pour l’être moins, mais pas facile, car j’ai pas envie de faire du mal sans faire exprès, de mal m’exprimer, de mal faire…
On fait tous des erreurs, on ne se conduit pas toujours bien… Donc c’est pas évident.
Une chose que je fais, ou plutôt ne fais pas, c’est de ne jamais faire de promesse!
Je sais trop combien la vie est instable (pas que ma vie d’ailleurs, encore une « révélation » découverte chez ma psy mais la je n’en dirais pas plus), donc je n’en fais plus depuis longtemps.
Par contre, j’ai cru en certaines promesses qui n’ont pas été tenues et ça fait plutôt mal…
Un autre souci, pourquoi garder de la rancoeur? C’est stupide mais sur certains points, je n’arrive pas à m’en débarrasser, mais je me soigne pour la faire partir ou vivre mieux en l’éloignant.
Bref, un article un peu décousu, avec des questions rhétoriques, mais qui montre l’importance et le poids des mots, des choses qui peuvent sembler anodines, mais qui peuvent faire des ravages.
Et au lieu de dire ce qui ne va pas, pourquoi ne pas dire qui va? Pourquoi ne pas être juste la pour l’autre? Être juste content de l’autre, pour l’autre? Ne plus pointer les erreurs, les défauts mais les qualités?
Et chose importante, dire aux gens qu’on aime qu’on les aime, car une chose est sure dans la vie, elle est éphémère et le grand mystère, on ne sait pas quand elle s’arrêtera (peut-être pour cela que beaucoup ont le besoin de tout planifier).
Et dire le verbe aimer n’est pas chose simple, je le conçois, j’ai beaucoup de mal à le dire, mais la aussi je me soigne.